Drasius Kedys: censure sur un meurtre politique

May 25, 2010
By admin

La mort violente de Drasius Kedys, un héro lituahien, a été transformée en mort "naturelle" pour fermer une enquête trop sensible...

DrÄ…sius Kedys est mort Ă  38 ans, les bras croisĂ©s sur la poitrine, une importante coupure lui barrant le visage de la racine des cheveux Ă  la pommette, le corps couvert de bleus. Les autoritĂ©s lituaniennes pensaient enterrer en secret cet homme d’affaire Ă©rigĂ© en hĂ©ro le 9 octobre 2009, pour avoir abattu sa belle-soeur et un juge, Ă  qui il reprochait d’avoir transformĂ© sa fille et sa nièce en jouets sexuels. Cela n’a pas Ă©tĂ© possible, parce que la soeur de DrÄ…sius Kedys le recherchait dans toutes les morgues et l’a retrouvĂ© dans un casier anonyme.

Drasius Kedys a été retrouvé le 17 avril 2010 à seulement 30 kilomètres de chez lui. Le procureur en charge du dossier n’a curieusement relevé aucune trace de violence et conclut à une mort naturelle. Il serait mort ivre, étouffé par le contenu de son estomac qui lui serait remonté dans la gorge, selon la version officielle. Tout le peuple lituanien croit à un meurtre. Un meurtre très commode pour limiter les procédures sur les violations du droit international, qui mènent les gens à des actes désespérés.

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Drasius Kedys reprochait Ă  la justice lithuanienne, Ă  ses services sociaux et aux dits organismes de la protection de l’enfance, d’avoir niĂ© la situation de danger pour sa fille de quatre ans durant un an. Il avait publiĂ© sur Internet, des vidĂ©os de la petite Deimantele, qui expliquait en dĂ©tail la manière dont sa mère la louait en tant qu’objet sexuel Ă  des personnalitĂ©s locales, dont Ă  un juge, en lui disant de leur demander “plus de sexe”. L’enfant a accusĂ© sa maternelle de complicitĂ©, et de louer sa propre fille aussi. Les violations graves et persistantes des droits fondamentaux de ces enfants, conjoints aux meurtres spectaculaires, avaient suscitĂ© des manifestations dans toute la Lituanie.

La nouvelle a largement Ă©tĂ© censurĂ©e dans les pays qui font usage de ces pratiques, pour maintenir la stabilitĂ© de leur gouvernement. Cinq mille personnes sont venues rendre un dernier hommage Ă  Drasius Kedys le 24 avril. La presse francophone n’a parlĂ© de vieux dossiers de curĂ©s pĂ©dophiles, pour mieux cacher le sujet brĂ»lant qui devait ĂŞtre entendu par le Parlement EuropĂ©en deux jours plus tard. Le 26 avril, la Fondation Princesses de CroĂż et Massimo Lancellotti prĂ©sentait en effet une pĂ©tition sur ces pratiques, qui ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©es Ă  travers l’Union EuropĂ©enne dans le cadre des 88’539 dossiers connexes au rĂ©seau pĂ©docriminel Zandvoort.

La pĂ©tition a Ă©tĂ© maintenue ouverte, mais cela n’a pas gĂŞnĂ© la justice lituanienne pour attribuer une virginitĂ© virtuelle Ă  la mère maquerelle. Un tribunal a ordonnĂ© que Diamantele soit enlevĂ©e de force et d’urgence Ă  ses grands-parents, chez qui elle Ă©tait pour le temps de l’hospitalisation de sa tante paternelle qui en avait la garde, pour la rendre Ă  la mère. Il s’agit une fois de plus, d’une violation grave des lois internationales, qui interdisent de confier un enfant Ă  un parent prĂ©sumĂ© abuseur. Aucun tribunal n’Ă©tait supposĂ© considĂ©rer rendre Diamantele Ă  sa mère avant l’Ă©chĂ©ance du recours Ă  la Cour EuropĂ©enne des Droits de l’Homme. Des centaines de personnes se sont rassemblĂ©es autour de la maison de la mère pour protĂ©ger l’enfant.

Le comportement de la Lituanie fait apparaĂ®tre Ă  quel point la PrĂ©sidente de la Commission des PĂ©titions a eu raison de maintenir ouverte la pĂ©tition sur les violations systĂ©matiques du droit fondamental dans le domaine de la pĂ©docriminalitĂ© organisĂ©e. EspĂ©rons que l’Europe puisse nous aider.

Nous vous invitons Ă  ne pas rater “le Fichier de la Honte” de Karl ZĂ©ro ce Mercredi 26 mai sur la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision “13eme rue”, qui parlera du dossier sur lequel cette pĂ©tition est basĂ©e. Cela sera la première fois que la censure saute sur l’affaire Zandvoort en 22 ans. Ce dossier a aussi Ă©tĂ© classĂ© en donnant systĂ©matiquement la garde des enfants aux parents abuseurs ou en les placant dans des institutions, parce qu’il rouvrait trop de scandales susceptibles de dĂ©stabiliser l’Etat. Cette pratique permet d’assurer un lavage de cerveau Ă  ces enfants, pour prĂ©venir qu’ils ne portent plainte Ă  leur majoritĂ©.Tous les jours, un tribunal interdit les contacts d’un de ces enfants avec ceux susceptibles de leur faire comprendre que ce qui est arrivĂ© n’Ă©tait pas normal. Mais ici, Ă  l’Ouest, personne ne se rassemble pour le protĂ©ger. Les parents n’ont qu’Ă  pleurer.

 

Jacqueline de CroĂż – 24 mai 2010

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